Fat Dog n’a rien d’un chien de salon. Venue du sud de Londres, la bande de Joe Love s’était taillé une réputation de bête de scène avant même d’avoir sorti le moindre morceau en studio. Depuis, le septuor a affûté sa formule : pur dance-punk sous amphétamines, techno industrielle, guitares abrasives et synthés en roue libre, le tout arrimé à des refrains pop première-partie-de-stade-compatibles.
Pourtant, le groupe ne se résume pas à une machine à pogos. Derrière le déluge sonore dont ils sont coupables se cachent des virages stylistiques absurdes, des échappées mélodiques et des élans romantiques inattendus. Capables de passer du bulldozer techno-punk à la grande envolée pop (quitte à flirter avec le kitsch), les sept Londoniens cultivent l’art du grand écart et n’ont décidément jamais appris à marcher au pied - sans mauvais jeu de mot.